La meilleure citation de Saint Augustin D'Hippone préférée des internautes. Depuis le début de la controverse pélagienne, Augustin argue de ce que l’impeccantia est possible en théorie, bien qu’aucun croyant ne puisse prétendre seul à cette réalité. Augustin a donc établi un équilibre entre l’initiative divine et la réponse de la libre volonté humaine. 140.79 et perf. C’est le péché fondamental, celui qui relie tous les péchés entre eux. 56 Augustin, praed. Selon Augustin, la potestas de devenir un enfant de Dieu – de croire – est reçue. Ce verset ne se trouve pas dans le s. 143,2, bien que Pierre-Marie Hombert est enclin à argumenter que celui-ci contient l’idée que les gens ne devraient pas se glorifier dans leur propre iustitia ou prétendre qu’ils sont sans péché. Une étude attentive de ces deux versets nous permettra de détecter les similarités et les différences entre les écrits antérieurs et postérieurs à 411/412, ainsi que ce qui sépare les différents genres de textes composés par Augustin (spécialement les sermons et les traités anti-pélagiens) à propos d’un aspect spécifique de la doctrine augustinienne de la grâce : le statut de la foi. XCII - CONFÉRENCE De saint Augustin avec Emérite, ÉVÊQUE DONATISTE A CÉSARÉE. La potestas de la main droite – la foi – est donc non seulement reçue, mais préservée par Dieu27. 11Le Sermo 143 (410-412)30 se situe au début de la controverse pélagienne, et tend à mettre l’accent sur la foi comme grâce. Gert Partoens, « Sermones », Augustinus Handbuch (ed. Augustin cite Jean 6,44, à ce moment, concluant que la foi – en laquelle nous croyons et à travers laquelle l’âme est ramenée à la vie après la mort du cœur – nous est accordée par Dieu. Donato Ogliari admet que la théologie spéculative des traités anti-pélagiens de saint Augustin et la théologie pratique de ses sermons (à l’époque de la controverse pélagienne) sont situées à différents niveaux, mais il note que, plutôt qu’une distinction nette entre ces deux domaines, il existe une « interaction féconde ». 8 Augustin, s. dom. Les dates des écrits d’Augustin sont celles collectées dans : Allan D. Fitzgerald (ed. 6 Augustin, s. dom. Pel. completed the third book, which had been written as far as the place where a quotation is made from the Gospel about the woman who took leaven and hid it in three Et puto quia non corpore impellitur, sed desiderio colligatur ». eu. - 2 (1997) Paris : Institut d'études augustiniennes , 1997 Augustine De doctrina Christiana (1995) Oxford : Clarendon press , 1995 De doctrina christiana. ), Sancti Aurelii Augustini. La Doctrine de Saint Augustin sur l'Esprit'Saint à propos du « De Trinitate* (suite) 1 On a vu dans les pages précédentes comment S. Augustin concevait les rapports entre les trois divines personnes et quelle « propriété » il attribuait à l'Esprit-Saint. Il s’agit toutefois d’une continuité en développement. D’un point de vue rhétorique, par conséquent, il ne voyait aucune raison d’explorer le sujet avec des gens qui croyaient déjà, mais il préférait attirer l’attention sur la signification de la foi active en tant que responsabilité humaine. À deux reprises – dans les sermons précédant la controverse – Jean 6,44 apparaît dans le contexte de la distinction entre les Juifs et les gentes où il est utilisé pour expliquer que la conversion des gentes est le travail de Dieu50. Cependant, la personne humaine doit accepter de se soumettre à un traitement douloureux et de persévérer dans les efforts qu’il exige d’elle17. Pel. 22In Iohannis euangelium tractatus 26 (414) est situé à l’époque de la controverse pélagienne. Les gens ne naissent pas comme enfants de Dieu par leur propre nature, mais deviennent enfants de Dieu par la grâce. Doctrine de saint Augustin sur la liberté et la Providence, par Ernest Bersot,... -- 1843 -- livre La Doctrine De La Guerre Juste De Saint Augustin à Nos Jours. Ce n’est pas un schéma qui implique la necessitas/obligatio, mais cela arrive par uoluptas/delectatio, en suscitant un consentement volontaire (Augustin, Io. iust. The present article studies Augustine’s exegesis of John 1,12 and 6,44 as a double test case to evaluate the differences/similarities between the different periods (especially before and during the Pelagian controversy) and the genres (esp. Le Dieu qui nous a amenés à l’existence fait désormais de nous ses enfants adoptifs, afin que la personne humaine puisse profiter de la vie éternelle avec lui. Dans le contexte de la justification et de la déification, Augustin argumente, sur base de Jean 1,12, que les fidèles deviennent les enfants de Dieu. Les impii sont assis sur la main gauche. 17Jean 1,12 paraît être réparti proportionnellement dans la totalité de l’œuvre augustinienne. Dans le Contra Iulianum (421-422), Augustin déclare en se fondant sur la péricope que seuls ceux que Dieu voudra sauver seront sauvés. 8,35). Ce sermon traite de la péricope Jean 16,7-11 : la promesse du Christ d’envoyer le Saint-Esprit pour porter un jugement sur le monde31. Dans notre analyse de la « première » utilisation de ce verset, nous avons aussi noté, cependant, qu’Augustin met quelquefois l’accent sur l’expression « credentibus in eum », en utilisant le verset principalement pour indiquer qu’il relève de notre responsabilité de tenir une fides correcte, afin que Dieu puisse nous transformer. 41 (415). 65 (390/391). La basilique, qui se dresse sur une colline, surplombe la basilique de la Paix que Saint-Augustin a construite, où il a prêché ses homélies et fondé sa communauté religieuse. tr. Augustin, s. 97A.3 se réfère aux dimensions actives et passives pour éviter le péché. 194.12. '"(6), Book one: Fundamentals of Christian doctrine: things and signs, Book 2: Interpretation required by ignorance of the meaning of signs, Book III: Interpretation required by the ambiguity of signs. Paris : Joubert, 1843 Regout R., La doctrine de la guerre juste de saint Augustin à nos jours, Pedone, Paris, 1935 (cote à l'École : TH p 412 8°) . 5,6. Ps. Cet article est le premier d’une série d’étude sur la doctrine trinitaire de Saint Augustin telle que nous la trouvons dans ses Sermons ad populum. Editions de "La doctrine chrétienne" (18 ressources dans data.bnf.fr) Livres (15) On christian doctrine (2018) Paris : Books on demand Oeuvres de saint Augustin 11. Le fait que la présence de Jean 6,44 dans l’œuvre d’Augustin, verset qui est cité très souvent pour souligner la gratia fidei, est principalement limitée aux sermons/écrits antérieurs à 411/412 confirme cette thèse. 26 Müller : pas avant 405 et pas plus tard que juin 411, Zarb : décembre 412, Rondet : printemps 408 (ou 407)/415, Le Landais : décembre 414-août 415, La Bonnardière : entre l’hiver 406 et la Pâques 407 ?, Poque : février/mars 407. Goulven Madec) (Paris, 1996), 217-245. Christine Mohrmann) (Rome, 1958), 391-402. Card. Sur le sous-diacre Rusticianus. En Sermo 306 (415-420), Augustin prêche que la décision de vivre une bonne vie (telle que l’on n’a plus besoin de mourir dans la peur – à l’image des martyrs) est une potestas accordée par Dieu à ceux qui croient. La foi est une responsabilité : Augustin appelle son public à croire dans le crucifié, pour résister à la tempête orageuse des épreuves de la vie et des tentations. L’Enarratio in Psalmum 87.10 (de 418)60 est encadrée dans le contexte de l’idée selon laquelle seule la grâce de Dieu peut apporter la vie à ceux qui sont spirituellement morts. Venimus, sed nondum peruenimus. Eugene TeSelle, « Faith », Augustine through the Ages (ed. Michele Pellegrino, « General Introduction ». En ce sens, les Sermones 30 et 131, l’In Iohannis euangelium tractatus 26 et l’Enarratio in Psalmum 87 sont en complet accord avec les traités anti-pélagiens. 27La moindre présence, voire la non-thématisation du sujet de la fides comme grâce dans les sermons d’Augustin, observées dans le contexte de son exégèse de Jean 1,12, n’impliquent pas qu’il n’a pas considéré cela comme important ou que ses sermons ont maintenu une opinion différente de ses traités sur cette question. En § 3 Augustin observe que nous croyons avec le cœur. Il défend une position similaire dans le De praedestinatione sanctorum (428-429). La foi, après tout, opère par l’amour, et cet amour nous est donné par Dieu38. (Voir le parallèle en Augustin, ep. Aspects pastoraux et spéculatifs », Revue de l’histoire des religions [En ligne], 1 | 2014, mis en ligne le 01 mars 2017, consulté le 30 décembre 2020. L’étude de l’exégèse augustinienne de Jean 1,12 et 6,44 permettra donc d’évaluer, sur la question du rapport entre foi humaine et grâce divine, les différences et les points communs entre les différentes périodes et entre les différents genres représentés dans l’œuvre d’Augustin. Selon Augustin, les « pélagiens » déclarent faussement que la grâce est accordée en fonction du mérite. 15Dans la littérature spécifiquement anti-pélagienne, Augustin n’a pas tendance à employer directement Jean 1,12 pour décrire la fides comme un don de la grâce. Le caractère de grâce se manifeste aussi à l’évidence dans l’hypothèse où l’œil intérieur (le cœur) doit être donné à la lumière intérieure pour pouvoir voir (Augustin, s. 360B.10 ; 15) et que le medicus (le Christ) purifie le cœur avec/par la foi (Actes 15,9). 1 Pierre-Marie Hombert, « Augustin, prédicateur de la grâce au début de son épiscopat », Augustin Prédicateur (395-411). 29Notre analyse de l’utilisation de Jean 1,12 et 6,44 par Augustin vient ainsi à l’appui des études de Hombert et d’Ogliari. Vt enim sit tibi sarcina eius leuis et iugum eius suaue, ille tibi amorem inspirauit. 15,10)29. His qui credunt in nomine eius [Jean 1,12] ». Le Sermo 166 (postérieur à 410)20 cite également Jean 1,12, mais sans établir de lien avec le fait de croire. La potestas de vivre une bonne vie, selon Augustin, ne doit pas être attribuée à notre libre choix. iust 15.33) a la signification suivante : « L’heure du jugement sera celle de l’ultime décision : se glorifier en Dieu ou en soi-même ; se glorifier de sa propre justice, en s’affirmant sans péché, ou « se glorifier dans la miséricorde » […] ». Pierre-Marie Hombert, Nouvelles recherches de chronologie augustinienne, [CEA Série Antiquité 163], (Paris, 2000). 20,8-9 sont situées aussi dans ce contexte : « Cum enim rex iustus sederit in throno, quis gloriabitur castum se habere cor ? What that great bishop really La Doctrine De La Guerre Juste De Saint Augustin à Nos Jours. Cependant être attiré vers la foi et l’embrasser ne peut pas se faire sans la volonté de l’homme63 : on ne peut être attiré malgré soi (inuitus)64. 6,12 et 1 Jean 1,8 durant cette période. La main droite contraste avec la gauche, cette dernière représentant la concupiscentia terrestre. 77 J’adresse mes remerciements à M. Pierre Descotes (Université Paris IV Sorbonne) pour ses précieuses remarques de lecture. Dans De gratia Christi et de peccato originali (418), Augustin observe que la foi, comme c’est évident à partir de Jean 6,44, est la grâce même que, selon lui, Pélage devrait reconnaître. En ce sens, parvenir à la foi est une grâce. in m. 2.15 (393/395). Voir aussi : Augustin, c. Faust. This is a reproduction of a book published before 1923. Allan D. Fitzgerald), 347-350, 349. Quid turgescis ? Volker Henning Drecoll) (Tübingen, 2007), 393-416, 410-416. 10Quant à l’affirmation selon laquelle le fait de croire, et l’orthodoxie de cette foi, relèvent également d’un don de la grâce, elle se trouve rarement dans le contexte de Jean 1,12 hors de la période de la controverse pélagienne. Gert Partoens (ed., introd. C’est cette suauitas qui nous attire. Maintenant que la foi n’est plus si digne de louange, refuser de croire aujourd’hui en est devenu d’autant plus condamnable. Liste des citations de Saint Augustin D'Hippone classées par thématique. [SC 116 :228/66-71]. Au contraire, voir Dieu en tant que Dieu est une grâce42. L’homme a reçu cette grâce de Dieu en croyant dans le Fils. Cette affirmation implique que la foi est un don. tr. Nullement, saint Thomas ajoute, en effet, qu'Hugues de Saint-Victor a fourni une autre division des sens de … Est-ce donc un mérite humain de croire dans le Seigneur sans avoir vu son corps ressuscité ? XCV - DISCOURS ATTRIBUÉ A SAINT AUGUSTIN. The four books of St. Augustin On Christian Doctrine (De Doctrina Christiana, iv libri) are a compend of exegetical theology to guide the reader in the understanding and 61 Cette idée est similaire à l’utilisation par Augustin de Rom. Augustin compare ainsi l’homme sauvé par la grâce à un mouton qui est attiré par la vue de l’herbe lorsqu’il a faim. Augustin, s. 143.3 : Paul a prêché le Saint-Esprit dans une ivresse sacrée (dans la lignée des prophètes et de tous les prédicateurs) et dépend donc de Dieu pour prêcher. Le mouton n’est pas physiquement (« corpore ») obligé d’aller au pré, il est plutôt attiré par un désir (« desiderio »)74. 18 Augustin, s. 360B.20. Ecce habetis modo natos : dedit eis potestatem filios Dei fieri [Jean 1,12]. authority of the Old Testament is contained within the limits of these forty-four books,'(3) I used the phrase 'Old Testament' in accordance with ecclesiastical usage. 153,12 que la personne humaine n’est pas sans péché dans cette vie. 28Jean 6,44 est clairement un topos anti-pélagien, car il ne semble pas apparaître d’une manière significative avant la controverse. Rom. Sermones CLI-CLVI, [CChrSL 41Ba], (Turnhout, 2007), xix. 30Au terme de notre analyse, nous avons démontré qu’il existe une certaine continuité dans la pensée d’Augustin sur la grâce. of Ecclesiasticus, wrote this book also: on the contrary, I have ascertained that it is altogether more probable that he was not the author of this book. 72,24 de ce que le psalmiste symbolise les chrétiens juifs, les chrétiens qui, comme les apôtres, sont venus parmi le peuple juif. book commonly called the Wisdom of Solomon. Ceux-ci sont pardonnés par le baptême. Dans le prolongement de ce sermo, par ailleurs, Augustin ne déclare pas clairement que la foi elle-même est déjà un don de la grâce, bien qu’une telle position puisse être considérée comme la conséquence implicite du raisonnement qui sous-tend l’ensemble du sermon. 14Dès les débuts de la controverse pélagienne, il est fait allusion au verset en question dans le contexte de la gratia, bien que le lien entre la fides et la gratia ne soit pas toujours établi. Dans son De sermone Domini in monte (393/395), par exemple, Augustin clarifie le statut de la fides en faisant référence à ce verset. 4.44 ; 5.14.